On fait

Ambiance caliente au Palais Royal !

SORAYA ABU NABA'A - Série ‘Endemica’, 2018, Textiles, Dimensions variables

Les galeries du Palais Royal accueillent jusqu‘au 21 octobre Carré Latin, un événement dédié à l’art contemporain d’Amérique Latine.

Le marché de l’art en Amérique Latine est en pleine expansion depuis les années 50, de plus en plus d’événements culturels voient le jour et les artistes commencent à s’exporter et à être vendus dans le monde entier. Carré Latin, fondé en 2016 par Léonor C. Para -également à la tête de LCP+ART-, permet de renforcer ce lien entre l’Amérique Latine et la France en offrant la possibilité aux jeunes artistes d’être exposés dans une grande capitale artistique.

L’événement est à taille humaine, accessible à tous et gratuit. Carré Latin n’est pas hermétique comme la FIAC, qui se tient au même moment, mais prône réellement le dialogue entre les artistes et le public.

Carré Latin

Non ce n’est pas le jeu du tableau rempli de chiffres mais c’est une superbe initiative qui vise à lier la scène artistique latino-américaine et le marché européen. On sait déjà que des artistes comme Maluma (je suis fan et j’ai complètement honte, on ne me juge pas) ou Ricky Martin se sont ultra bien exportés, mais qu’en est il des artistes plastiques ? Et bien c’est le défi que relève Carré Latin depuis 3 ans maintenant.

Chaque année, Carré Latin sélectionne des artistes afin de les exposer. Ce choix ne se fait pas au hasard et tente d’explorer le rapport entre Figuration et Abstraction (rien que ça, ils sont chauds,). -En gros : la figuration c’est la représentation du réel et l’abstraction, et bien, c’est seulement une contraction du réel ; donc juste des formes, des couleurs-. Les oeuvres présentes à l’événement sont colorées, pleine de mouvements, de rythme. L’esthétisme d’Amérique Latine n’est pas du tout le même qu’en France et les artistes s’intéressent aux courbes, aux volumes, aux couleurs mais surtout à l’expérience sensible que leurs oeuvres vont susciter chez le spectateur. Et ça nous on aime ! On voit trop souvent ces artistes qui ne jurent que par le concept, il n’y a quasiment rien à regarder mais pourtant le message est « soit-disant » plus grand.

Ici par besoin de savoir ce que c’est de la musique sans son (je déconne mais l’art contemporain c’est souvent un peu une grosse blague). Il s’agit de regarder ce qui nous entoure et de ressentir l’effervescence de la création latino-américaine.

Palais Royal

Carré Latin se déroule au Palais Royal, un lieu chargé d’Histoire. Hors des sentiers traditionnels des « off » de la FIAC, Carré Latin se tient en plein coeur de Paris, dans un lieu de passage et de vie mais également un endroit touristique, à l’inverse des galeries hyper aseptisées dites « White Cube ». Ouvert au public, gratuit, tout le monde peut y passer, s’y promener et s’y attarder s’il le souhaite. C’est quand même bien plus sympa de découvrir le travail de Soraya Abu Naba’a, Luis Millé ou encore Gaston Ulgade dans l’ancienne résidence de Louis XIV plutôt que d’être coincé entre 4 murs.

On espère vous y croiser, une trentaine d’artistes latino-américains qui viennent re-décorer la capitale, ça ne se loupe pas !

Carré Latin
Palais Royal
8 rue de Montpensier
75008 PARIS

 

Crédit photo : SORAYA ABU NABA’A – Série ‘Endemica’, 2018, Textiles, Dimensions variables

Laissez un commentaire